TOURNOI DU CENTENAIRE PRÉSENTÉ PAR KPMG
La ville de Rimouski a attribué à la Pointe-aux-Anglais et au Havre du Bic une désignation patrimoniale et un zonage de conservation notamment parce qu’ils abritent des plantes rares, des espèces d’oiseaux en péril et des habitats fauniques importants. De plus, la Crête du Bic est également classée dans les paysages incontournables de la région par l’Association touristique du Bas-Saint-Laurent. Il s’agit d’excellentes nouvelles pour la protection d’un territoire aussi magnifique que riche en biodiversité!
Toutefois, au Québec, plus de 50% des espèces menacées ou vulnérables se trouvent dans seulement 8% des terres privées. La protection de la nature ne peut pas compter seulement sur la création de parcs en terres publiques. La crête du Bic, où se situe le Golf de Bic-sur-mer est un habitat côtier qui est l’un des principaux secteurs prioritaires de conservation en terres privées, d’Horizon-Nature Bas-Saint-Laurent (HNBSL). HNBSL accompagne des propriétaires privés pour identifier les enjeux de conservation présents chez eux et les outils légaux et autres permettant la conservation volontaire de leur propriété. Ces démarches font l’objet de transaction financière et d’avantages fiscaux qui sont des incitatifs pour les propriétaires, en plus de la satisfaction d’avoir fait leur part dans la transmission de notre patrimoine naturel pour les générations futures.
1. L’ESCARPE Présenté par kpmg
Le golf de Bic sur mer possède des caractéristiques visuelle, patrimoniale, géologique et écologique uniques. Le trou de départ est représentatif de plusieurs de ces caractéristiques. Entre autres, son abrupte pente, sa haie de cèdres et sa vue partielle sur la magnifique Baie contribuent certainement au plaisir des golfeurs!
Certaines de ces caractéristiques sont beaucoup moins visibles. Par exemple, l’Arabette du Québec, une plante avec des grappes de petites fleurs blanches qui mesure 10 à 40 cm de haut, est l’un de ces joyaux méconnus du site. Elle a été aperçue à quelques centaines de mètres du golf et il s’agit d’une des trois populations connues au monde, avec celle de Murdochville et celle du Parc national Forillon! Il s’agit d’une espèce de plante en danger critique d’extinction dont il importe de protéger les habitats.
Mathieu Dupuis, SEPAQ. Parc national du Bic – Parcs nationaux – Sépaq.
2. LE RELIEF présenté par asselin & Asselin
Une légende attribue la géomorphologie du Parc et de la crête du Bic au travail d’une fée qui, chargée de distribuer les montagnes sur toute la terre, aurait échappé les petites montagnes du fond de son tablier! La science explique les caractéristiques uniques du relief bien autrement. Sur des millénaires, les actions de la mer et des glaciations auront façonné des crêtes qui surplombent un littoral de falaises, de plages et de plates-formes rocheuses. Les périodes de glaciations qui déplaçaient d’énormes blocs de pierre ont créé des reliefs diversifiés et uniques au Québec. On peut bien imaginer que la mer a recouvert le terrain de golf de Bic-sur-mer a plusieurs occasions! Tous ces phénomènes sont à l’origine de la richesse de ce territoire.
Mathieu Dupuis, SEPAQ. Parc national du Bic – Parcs nationaux – Sépaq
3. LE PARC présenté par Jarislowsky, Fraser Limitée
La Crête du Bic complète un joyau de la région : le Parc national du Bic. Ce dernier est le 8ieme plus petit des 29 parcs nationaux du Québec mais il est l’un des plus visité. Il couvre 33 km2 dont 14 km2 de milieux marins. Le tiers des espèces de plantes vasculaires du Québec (environ 700) y sont présentes! On y trouve aussi une quinzaine d’espèces de mammifères, 226 espèces d’oiseaux dont des colonies d’oiseaux marins comme les pingouins et guillemots, 16 espèces de reptiles et amphibiens et une cinquantaine d’espèces de poissons.
Balbuzard pêcheur, @Mikaël Jaffré, , Observatoire d’Oiseaux de Rimouski
4. Le défi présenté par osler
Chaque printemps, des milliers d’oiseaux de proie partent des Etats-Unis en longeant les montagnes des Appalaches, et contournent la Gaspésie en longeant les côtes du fleuve St-Laurent. Quel parcours, quel défi! Ainsi, en avril-mai, des concentrations exceptionnelles d’oiseaux de proie sont observées autour du Parc du Bic et du golf de Bic sur Mer : balbuzards, éperviers, buses, faucons, aigles et urubus, etc. L’Observatoire d’Oiseaux de Rimouski assure chaque année le recensement de milliers de ces oiseaux depuis le belvédère Raoul-Roy dans le Parc national du Bic.
Mathieu Dupuis, Journal Le Soir. Le Comité du patrimoine du Bic présente sa version | Journal Le Soir
5. LE VILLAGE
Entre les crêtes du paysage escarpé de la région côtière du Bic, apparaissaient jadis des plaines avec de multiples cours d’eau, milieux humides et tourbières, lesquels sont des milieux particulièrement riches en espèces floristiques, fauniques et aviaires. Nombreux étaient ces milieux naturels, mais plusieurs ont aujourd’hui disparus pour faire place à diverses activités humaines dont l’agriculture. Ceci a indéniablement contribué à la création et à la prospérité du magnifique village du Bic! Bien que ce type de milieux soient beaucoup moins présents, il en reste des échantillons encore peu affectés, qu’il importe de préserver pour assurer la pérennité de la beauté et de la richesse du territoire.
Bruant de Nelson – © Richard Prévost Bruant de Nelson | Gouvernement du Québec
6. La Baie présenté par technipro
Le pourtour du Havre-du-Bic et du golf abrite un milieu naturel en raréfaction au bord du fleuve Saint-Laurent : les marais salés. Celui qui borde le sud du golf abrite un oiseau entièrement dépendant de ces écosystèmes : le Bruant de Nelson. Cette espèce en péril est très discrète, et se cache dans les herbes hautes du marais. Son chant ressemble à une goutte d’eau qui tombe sur une plaque de cuisson : pit tchhhiiiiiiiii-ok.
Radio-Canada / Marianne Vezeau Des dégâts majeurs au parc national du Bic après la tempête | Radio-Canada
7. La bourrasque présenté par microage
Le vent a des impacts positifs et négatifs sur la biodiversité. Il contribue à la dispersion des graines et des espèces, mais peut aussi causer des dommages aux écosystèmes et affecter la santé des espèces, lors de vents violents ou de tempêtes. La tempête du 23 décembre 2022 a causé d’importants dégâts au Parc national du Bic. Des centaines d’arbres, dont certains de plus de 70 ans, ont été déracinés[1].
[1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1944874/parc-bic-rimouski-tempete-vent-decembre-2022
Morgane évanescente – @ Alan Weakley – iNaturalist
8. L’IMPOSANT présenté par mallette
Le trou numéro 8 s’impose par sa longueur et sa présence au milieu du parcours. Beaucoup plus discrète, une petite plante unique habite tout près dans la forêt de la crête du Bic. Il s’agit de la Morgane évanescente. Peu spectaculaire, avec ses minuscules feuilles de chêne (le thalle), on la retrouve dans des milieux humides et ombragés. Cette plante tient son nom en référence à la délicatesse de la plante et de son thalle qui se désintègre lorsqu’on le touche comme aurait pu le faire la fée Morgane de la légende du Roi Arthur!
Club de golf du Bic. Le Club de golf du Bic dans la mire du Groupe immobilier Tanguay | Radio-Canada
9. LE PANORAMA présenté par moment factory
Quel beau point de vue de toute la baie du Bic! La richesse de celle-ci tient entre autres sa source des eaux de la rivière du Bic qui rejoignent celles du fleuve Saint-Laurent à la hauteur du golf de Bic sur Mer. Elles se mélangent près des îles et baies qui jonchent le littoral du Parc du Bic pour créer un ensemble appelé le Havre-du-Bic. Autrefois refuge pour navires désirant s’ancrer, on y trouve aujourd’hui un grand nombre d’oiseaux aquatiques comme les canards, et les oies. Pres de 14 000 oies des neiges ont été dénombrées dans ce havre, le 21 avril 2024 !
Arabette de Collins – @ Marc-Aurèle Vallée – iNaturalist
10. LE VOISINAGE présenté par sourcinc
Bien que l’on ne puisse les voir, à deux pas du trou numéro 10 se trouve le village du Bic ainsi que la route 132 qui permet l’accès au golf de Bic-sur-mer. Cette route a été construite à même la plage et des milieux humides de ce territoire unique. Ceci n’a surement pas été sans impact sur la richesse de la biodiversité de la région, mais c’était une autre époque. Comme exemple de cette richesse, l’Arabette de Collins est une espèce de Brassicacée qui, bien qu’elle soit moins unique que l’Arabette du Québec, fait partie de la seule population québécoise d’une plante qu’on ne retrouve qu’en Ontario, pour les populations les plus proches. Quelques spécimens sont observés de façon sporadique sur les escarpements du parc du Bic et alentours, dont une des plus grandes populations au bord de la rivière du Bic, tout près du golf.
Faucon pèlerin @ Mikaël Jaffré
11. Le ricochet par bic sur mer
La falaise nord de la crête du Bic abrite le remarquable Faucon pèlerin. Il bâtit généralement son nid pour des générations, parfois des millénaires, et est un redoutable prédateur d’oiseaux. Il détient le record de vitesse du règne animal, dépassant les 300 km/h en piquet lorsqu’il fond sur une proie. Il lui suffit d’un petit contact sur sa victime pour l’assommer en plein vol, tel un ricochet, et le récolter ensuite lors de sa chute ou au sol.
Cédrière bas-laurentienne – @ Mikaël Jaffré
12. LA CEDRIERE présenté par bmo
En 1962, le golf de Bic-sur-mer ajoute neuf nouveaux trous à son parcours. Cette expansion s’effectue dans une cédrière, ou forêt de cèdres dont il reste des traces aujourd’hui. Les cédrières sont d’une grande importance écologique et économique. Elles contribuent à la biodiversité par la filtration de l’eau et la régulation du climat, mais elles offrent aussi un habitat essentiel pour la flore et la faune, notamment le cerf de Virginie qui y trouve refuge en hiver. Ceci pourrait expliquer, entre autres, les visites fréquentes d’orignaux, de lynx et d’autres espèces sauvages sur le terrain du Golf de Bic-sur-mer. En effet, on dirait bien que certaines bêtes n’hésitent pas à traverser la route 132 pour venir se rafraîchir près de la côte!
Également, les cédrières ont une valeur économique indéniable pour la production de bois et d’autres produits forestiers. De plus, les cèdres ajoutent une valeur esthétique aux propriétés en étant des écrans de verdure dans des aménagements paysagers, comme on peut le constater sur l’ensemble du golf!
Hirondelle à front blanc – @ Mikaël Jaffré
13. L’INATTENDU présenté par cloracité
La crête du Bic et le golf de Bic sur mer est bordée en grande partie par des terres agricoles. Ces terres même exploitées n’en sont pas moins un habitat pour nombre d’espèces qu’on appelle « champêtres ». Chez les oiseaux, les Hirondelles, les goglus ou encore la Crécerelle d’Amérique ont besoin de ces habitats pour se maintenir. Mais, aujourd’hui, la plupart de ces espèces connaissent un fort déclin. Symbole de cet effondrement, les hirondelles ont perdu 90% de leurs effectifs depuis les années 1980. Les changements de pratiques agricoles et l’utilisation des pesticides sont les principales causes identifiées de cette situation.
Woodsie de Cathcart, Woodsia oregana subsp. cathcartiana – @ Marc-Aurèle Vallée
14. LA LISIÈRE par cain lamarre
Le trou numéro 14 longe une importante partie du bas de la crête du Bic. Une des rares populations de la région de la Woodsie de Cathcart se trouve sur l’affleurement sud de cette crête. La Woodsie est une sous-espèce de fougère que l’on trouve dans les zones rocheuses. La forêt qui l’héberge est considérée comme une forêt refuge pour cette espèce en péril qui bénéficie depuis 2005 d’un statut de protection en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables. C’est le rôle du Centre de Données sur le patrimoine du Québec, piloté par le Ministère de l’Environnement, de rassembler les données de terrain qui permettront de légiférer sur le statut de protection des espèces.
Balade familiale en forêt – @ Mikaël Jaffré
15. L’ABRI présenté par desjardins
Le Bic n’est pas uniquement un village, un parc et un paysage remarquable: c’est un secteur privilégié pour les interactions avec la nature! Une étude réalisée par la SEPAQ en 2021 indique que nos interactions avec la nature nous apportent plusieurs bienfaits physiologiques scientifiquement démontrés :
• Réduction de la fréquence cardiaque
• Réduction de la pression artérielle
• Diminution de l’activité nerveuse
• Réduction des niveaux de cortisol (indicateur de stress)
16. Le sentier présenté par rimouski nissan
L’érosion de la biodiversité est une réalité ici et partout ailleurs sur la planète. L’augmentation de l’achalandage humain a un impact sur la nature. Par exemple, la plage de la Pointe-aux-Anglais est dégradée et propice à l’érosion. Sans modalités de protection, de tels milieux et les espèces qui s’y trouvent sont vulnérables. En 2025, suite à des investissements gouvernementaux, des travaux ont été entrepris par le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire afin de protéger et restaurer l’extrémité de la route du Golf-du-Bic. Lorsque vous vous promenez dans un milieu naturel, admirez la nature mais soyez vigilants afin de ne pas perturber la végétation!
Woodsie de Cathcart@INaturalist
17. L’entonnoir présenté par Molson
Le premier parcours de 9 trous du Golf de Bic-sur-mer a été créé en 1932, il y a près de 100 ans! Neuf trous additionnels se sont ajoutés en 1962. Comme plusieurs autres golfs, l’architecture du Golf de Bic sur Mer s’est inspiré des caractéristiques naturelles du terrain où il se trouve. Ceci inclut les dénivellations naturelles, des milieux humides, des bosquets forestiers, etc. La nature a bien fait les choses au Bic! Le maitre d’œuvre derrière ce travail est un architecte du milieu du golf grandement reconnus par l’histoire : Howard Watson!
ttps://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/parcs/documents/projet-agrandissement-parc-national-bic.pdf
18. LE SANCTUAIRE
Le Golf de Bic sur Mer fait partie d’un habitat côtier unique au Québec qui soutient une vie marine et terrestre complexe. En effet, les habitats côtiers servent de zones de reproduction et d’alimentation pour de nombreuses espèces, assurant ainsi la chaîne alimentaire et la santé d’un écosystème côtier. Leur protection et restauration sont essentielles pour maintenir la biodiversité, mais aussi pour des raisons culturelles et économiques. Malheureusement, leur santé décline et ces écosystèmes s’appauvrissent à un rythme alarmant d’où les efforts actuels pour les protéger. Le déclin des habitats côtiers est dû à une combinaison de facteurs naturels et anthropiques. Les principales causes incluent l’urbanisation côtière, les changements climatiques (élévation du niveau de la mer, tempêtes plus fréquentes, acidification des océans), la pollution, et les activités humaines telles que la pêche excessive et l’agriculture intensive. La moitié des marais côtiers auraient disparu au cours des dernières décennies. Il est aujourd’hui crucial qu’on en prenne collectivement conscience afin de protéger pour longtemps ces milieux exceptionnels!